«Le cadre valorise beaucoup les articles ! lance Jean-Marc
Perez, Directeur du développement de Valège. Chez
nous, les clientes n’ont pas l’impression d’acheter
chez Tati, même si nos prix sont hyper-compétitifs.»
Le concept de cette enseigne consiste en effet à vendre des
articles à petits prix dans un décor assez luxueux.
Les boutiques se contentent de surfaces moyennes, mais doivent impérativement
s’implanter dans des axes très passagers. Pas forcément
des «beaux quartiers» : si Valège a ouvert un
magasin avenue des Ternes, dans le 17ème arrondissement de
Paris, l’enseigne en a aussi créé un avenue
de Flandres, dans le 19ème arrondissement, dont la clientèle
est sensiblement différente. Pour le premier point de vente,
lancé en 1996, ce franchiseur n’avait cependant pas
pris beaucoup de risques en choisissant le quartier des Halles de
Paris qui correspond parfaitement à sa cible de clientèle
jeune. Depuis, un pilote a été implanté à
Créteil Soleil, un excellent centre commercial. Valège,
qui est une filiale du groupe Rafco créé en 1947,
dispose d’un système de gestion des stocks informatisé
qui lui permet de réagir très vite aux aléas
du marché. La commission-affiliation lui offre une maîtrise
complète de la gestion des stocks. Son principe : faire tourner
très vite les stocks, à la manière des grandes
enseignes de prêt-à-porter, pour ne pas immobiliser
le capital. |
«A la différence de plusieurs de nos concurrents,
nous ciblons les femmes raffinées davantage que les très
jeunes filles, souligne Bernard Panie, directeur du développement
de Cannelle. Nos produits, vendus sous notre griffe, se situent
en milieu de gamme.» Créée en 1998, la holding
Les Fils de Louis Mulliez, propriétaire de Phildar, cette
franchise ne possède pas d'atelier et fait fabriquer ses
articles par des sous-traitants, comme la quasi-totalité
des autres réseaux. Cannelle dispose toutefois de son bureau
de style intégré qui élabore ses modèles.
Elle se réserve les grandes villes et s’implante dans
des zones de chalandise de 20 000 à 80 000 habitants. Cannelle
se distingue par des magasins un peu plus grands que ceux de Valège
ou de Body One. Cette enseigne pratique elle aussi la commission-affiliation
avec un système de gestion des stocks informatisé.
Les boutiques se veulent assez luxueuse, avec une ambiance intimiste,
des meubles de qualité et des cabines d’essayage confortables.
Les vitrines sont bien présentées avec des accessoires
étudiés avec soin. La préférence du
franchiseur va à des pluri-franchisées possédant
déjà des magasins de prêt-à-porter, mais
il ne refuse ni ceux qui veulent changer d’enseigne ni les
créateurs venus d’autres horizons. De préférence
des femmes ayant l’âge de leurs clientes : 30 à
40 ans. |
Un bon créneau
Cette enseigne a choisi un bon créneau au moment où
la lingerie se démocratisait et attirait une clientèle
jeune. Elle ne semble pas avoir commis d’erreur ni connu d'échec
significatifs pour le moment. La commission-affiliation limite les
risques du franchisé et l’investissement de départ
est raisonnable, sauf si l’on choisit un emplacement très
cher. Ce franchiseur espère construire un réseau de
150 boutiques. Il y a donc beaucoup de places à prendre.
Toutefois, sur un marché très compétitif, il
faudra sélectionner son emplacement avec soin et prudence.
|
Un franchiseur expérimenté
Les patrons de Phildar, propriétaires de Cannelle, sont
des pros de la franchise. Phildar a en effet compté parmi
les pionniers de cette formule de distribution. Ils disposent donc
d’une structure solide et bien rodée. Ce qui ne les
a pas empêché d’avoir parfois des litiges avec
certains de leurs franchisés. Cannelle se positionne comme
le second réseau français de lingerie, derrière
Etam. Son volume de fabrication lui permet de pratiquer des prix
compétitifs. On notera que l’enseigne ne s’implante
que dans de petites et moyennes localité.
Attention donc : dans les zones de chalandise limitée, il
n’y a pas toujours de place pour plusieurs magasins. Examinez
donc la concurrence de près. |