En quatre ans, Go Micro s’est affirmé comme le
premier
réseau de dépannage informatique à domicile.
L’enseigne va dépasser les 50 agences avant la fin de
l’année
2006 et a même réussi à exporter son concept
en Espagne
où elle devrait bientôt ouvrir une demi-douzaine d’agences.
Son patron André Combes, ex-cadre commercial chez
France Télécom et ex-vendeur chez Tandy (franchise
aujourd’hui
disparue), a testé sa formule dans quatre agences pilote dont
la plus importante compte une douzaine de salariés.
Il a lancé la première avec quelques milliers de
francs. Un des avantages de son concept, c’est en
effet qu’on peut se lancer avec assez peu de moyens,
et même exercer en solo à domicile au début,
en
utilisant un garage ou une grande pièce comme atelier.
«Un des nos principaux atouts, c’est que nous passons
des contrats avec les grandes surfaces, les magasins
spécialisés pour assurer leur service après-vente,
qu’ils
préfèrent sous-traiter, et aussi avec diverses sociétés
et
institutions nationales. Nous sommes ainsi en mesure
d’apporter des clients à nos nouveaux franchisés».
Go Micro fournit une formation technique et
commerciale de deux semaines à ses partenaires.
Il n’est pas indispensable d’être soi-même
informaticien,
mais il faut s’associer à un informaticien ou
en embaucher un. Dans ce dernier cas, le franchisé
se consacrera essentiellement au commercial. A
noter : Go Micro a signé une convention nationale
avec le groupe bancaire CIC pour obtenir des
conditions de financement préférentielles pour ses
franchisés.
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Bruno Lecordier, ex-technicien de maintenance, patron
d’Informatique Minute, a testé son concept à Dijon
depuis la fin
2001 mais vient tout juste de lancer sa franchise. Il sait qu’il
arrive
après les autres, mais ne s’en inquiète pas. «Nous
nous différencions,
d’une part par un concept sensiblement différent : nous
utilisons des
camionnettes ateliers qui permettent de réparer sur place,
ce qui
représente un gain de temps considérable pour le client
comme pour
nous. Inutile de transporter le matériel dans la plupart des
cas.
D’autre part, nous entendons imposer à tous nos partenaires
une
déontologie très stricte. Ce qui donne une mauvaise
image au dépannage
informatique, comme au métier de dépanneur en général, c’est
le manque
de sérieux de certains techniciens, les tarifs abusifs, la
qualification insuffisante.
Sans parler de l’arnaque. Chez nous, tout sera strictement
contrôlé». Comme ses concurrents,Bruno Lecordier
entend passer
des accords nationaux avec de grandes entreprises pour apporter
des clients à ses franchisés. Les commandes de la clientèle
devraient être centralisées dans un centre d’appel
national.
Informatique Minute était présent au dernier Salon
de la Franchise
et a annoncé son intention de rejoindre la Fédération
Française de
la Franchise pour souligner sa volonté éthique. |
Création de la première agence : juin 2002 à Biarritz
Investissement : 30 000 €
Droit d’entrée : 15 250 €
Royalties : 500 € par mois
Redevances publicitaires : aucune
48 agences dont 2 succursales
C.A. moyen : 150 000 € par an à partir de
la deuxième année d’activité
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Lancement de l’activité : 2001
Lancement de la franchise : fin 2005
Investissement : 50 000 €
Droit d’entrée : 30 000 €
Une agence pilote
22 franchisés en cours de lancement
C.A. annuel : 310 00 € |
Go Micro a pris une petite longueur d’avance sur ses concurrents
mais n’a pas encore atteint des dimensions nationales suffisantes
pour imposer une image de marque. Fort logiquement, cette
enseigne ne demande d’ailleurs pas de redevances publicitaires.
On notera que les royalties sont fixes et non proportionnelles
au
chiffre d’affaires, ce qui ne nous paraît pas très
sain : il est toujours
préférable qu’un franchiseur parie sur le chiffre
d’affaires de ses
franchisés. Enfin, si Go Micro est une des enseignes les
plus
anciennes sur le marché, ce réseau reste très
jeune et la majorité de
ses franchisés ne peuvent pas encore tirer un bilan définitif
de
leur activité. Nous ignorons par ailleurs quel est le turn-over
de
franchisés. Se lancer dans cette activité constitue
donc un pari sur
l’avenir. Mais, avec un investissement de départ de
l’ordre de
30 000 €, les risques restent très limités. |
Bruno Lecordier affiche un dynamisme et un optimisme à toute
épreuve et c’est un très gros travailleur présent
au bureau à cinq
heures du matin ! Il a fait la preuve de la viabilité de
son concept,
mais pas encore prouvé qu’il était en mesure
de transmettre un
savoir-faire original.
Il est difficile de savoir s’il parviendra à imposer
la rigueur à laquelle
il aspire car le problème numéro un des réseaux
de dépannage,
toutes catégories, confondues est le turn-over d’un
personnel
dont le comportement et la qualification est très variable.
Informatique Minute devra donc sélectionner ses franchisés
avec
rigueur pour tenir son pari. On notera que la centralisation des
appels clients présente des avantages en facilitant la tâche
du
franchisé qui peut se concentrer sur son travail, mais elle
accroît
aussi sa dépendance. Notons aussi que le droit d’entrée
est élevé
pour cette catégorie d’activité. |