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PIC-INTER - n°313 -NOVEMBRE - DECEMBRE 2008
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PME Acquisitions d'Entreprises - n°35 - SEPTEMBRE - OCTOBRE - NOVEMBRE 2008, www.acquisitions-entreprises.com
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INDEPENDANT - COMMERCE DU MOIS

Maman DEBROUILLE
Une boutique bien dans son époque

Revue PIC-INTER - n°300 - Septembre - Octobre 2006

Un petit blouson à 15 euros, pour un Jacadi c'est une affaire ! Il n'est pas neuf mais presque. Nous sommes dans une boutique Maman Débrouille. Un dépôt-vente de vêtements pour enfants à Saint-Paul-les-Dax.

A la tête de cette jolie boutique blanche et bleue, Valérie Biremont, âgée de 38 ans. Ancienne vendeuse dans le textile, elle a suivi un stage de 3 mois à Tec-Ge-Coop, la Boutique de Gestion des Landes, pour une mise à niveau de force de vente. Mettant son expérience à profit et désirant quitter le salariat pour s’investir dans la création de sa propre entreprise, Valérie Biremont rachète, en mars 1998, la boutique où elle officiait. «J’ai obtenu des aides à la création. Avec mon dossier bien ficelé et la caution de mes parents j’ai convaincu les banquiers». Elle décide de créer un dépôt-vente de vêtements pour enfants. Elle dépose le nom et le logo – une petite fille tenant un lapin en laisse - à l’Inpi.Maman Débrouille était née.

La vocation de la boutique est de proposer des vêtements et accessoires à l'enfant et la femme enceinte ainsi que la puériculture, le tout siglé ou pas mais d’excellente qualité et en parfait état. Le but recherché n'est pas d'être exhaustif en terme de marque ou de référence ni de rivaliser avec les spécialistes. Le stock est bien approvisionné. «J’habille les enfants de 0 à 16 ans», précise Valérie.Avec les ados, la vente est difficile. Ils sont accros aux marques et rechignent souvent à porter des vêtements de seconde main.Valérie a contourné le problème. Son expérience et la qualité de ses dépôts lui ont permis d’élaborer une stratégie commerciale adaptée à sa clientèle. Si elle sait que les cadeaux de naissance ne s’achèteront jamais dans un dépôt-vente, elle connaît les usages des ados qui sont fascinés par certaines étiquettes. «Les marques c'est pour les boss, y'a que les blaireaux qui n'en portent pas», résume un adolescent qui porte un Diesel. Alors Valérie privilégie les jeans de marque :Cimaron,Lewis,Gap.. Mais, «Attention, dit-elle. Ces jeunes consommateurs ne portent que des vêtements pratiquement neufs». Pour les plus petits on trouve des marques tendances : IKKS, Oxbow, Marèse, Jacadi… Ici on rencontre de nombreuses mamans qui ont déserté les boutiques bas de gamme de la région, déçues par la mauvaise qualité des produits.

Dailleurs, le nombre de dépôtsventes témoigne de la bonne santé de cette activité qui consiste à revendre à des particuliers des articles mis en dépôt-vente par d'autres particuliers. Ce sont par exemple des vêtements choisis sur un coup de coeur ou de folie, aussitôt regretté. Ou des articles reçus en cadeau qui ne plaisent pas, ne vont pas, dont on se débarrasse ainsi, en faisant au passage un petit bénéfice. Chez Maman Débrouille,Valérie Biremont annonce d'emblée la couleur : «Je ne sélectionne pas que des marques mais je refuse catégoriquement la fripe. J’exige des vêtements nettoyés et repassés. Les accessoires doivent être homologués afin de ne courir aucun risque par la suite». Au mois de juin, elle ne prend que du plein été, impossible de refiler un pull en laine ou des bottes qu’elle n’acceptera qu’en septembre.

UN, DEUX, TROIS BOUTIQUES

La rotation d’un stock est en règle générale de 45 jours. Les dépôtsventes de vêtements accordent, pour la plupart, un délai d’exposition de deux mois, parfois trois. Valérie Biremont fonctionne différemment : «Je prends les dépôts uniquement sur rendez-vous et je les conserve 5 à 6 mois. Je règle les articles vendus tous les 2 mois aux déposantes. Si les dépôts ne sont pas repris au bout d’un an, je considère qu’ils me reste acquis». Avec l’accord du déposant, on peut solder les vêtements et objets à 50% de leur prix, ce qui attire les clients avides de petits prix. Et le prix justement ? «Il est déterminé d’un commun accord entre le déposant et moi-même. Il figure sur la fiche de dépôt remise au déposant. Je prends 25 articles maximum par dépôt, parfois plus dans la mesure où les produits circulent rapidement. Il faut toujours du nouveau pour attirer le chaland», précise-t-elle en souriant. Maman Débrouille n'est pas seulement une boutique de vente de produits d’occasion, c'est un espace de rencontre et de discussion pour une clientèle de tous âges, de la très jeune femme à la mamy. Certaines, parmi les plus fidèles, passent une à deux fois par semaine. Chez Maman Débrouille, c'est le bouche-à-oreille qui fonctionne. Cette commerçante s'est efforcée de changer les mentalités des consommatrices de sa région et la notoriété de la boutique a largement dépassé les portes de Saint-Paul-les-Dax, les clientes venant de plus de 50 km alentour. «Les Landes sont peu peuplées. Les villes sont très éloignées les unes des autres, aussi j’ai tout de suite pensé qu’une deuxième boutique serait la bienvenue». Mont-de-Marsan a ouvert ses portes le 29 février 2000 dans un centre commercial à 200 mètres du centre-ville. Le magasin a été tenu par une salariée. «Aujourd’hui, ma mère et ma petite soeur ont créé la SARL «Le royaume des tous petits» et exploitent la boutique qui vient d’emménager dans un local de 260 m2 sur deux niveaux». Un troisième dépôt-vente à l’enseigne Maman Débrouille a ouvert ses portes en mai 2005 à Morcenx. Voilà comment en quelques années, Valérie Biremont se trouve à la tête de 3 dépôts-vente pour lesquels elle a mis en place un certain nombre de règles, de procédures et de méthodes qui, sans le savoir, constituent les fondements d’un concept. Les idées du réseau font leur chemin et les objectifs de Valérie Biremont sont ambitieux : connaissant déjà parfaitement le marché de sa région, elle se propose de renseigner, d’assister et de conseiller tous les commerçants qui seraient intéressés par son expérience. En d’autres termes, elle ambitionne de se lancer dans la franchise. Organiser des rencontres avec les futurs partenaires, créer des points de vente aux couleurs de Maman Débrouille, tels sont les moyens que Valérie se donne pour réussir sa mission. Elle a déjà pris de nombreux contacts. Les habitants du nord de l’Hexagone constituent une cible privilégiée. «Pour le moment aucune candidature n’a retenu mon attention».

 

DATES D’OUVERTURE :
• Saint-Paul-les-Dax le 2 avril 1999
• Mont-de-Marsan le 29 février 2000
• Morcenx en mai 2005

SURFACE :
• 100 m2 (Saint-Paul)
• 260 m2 (Mont-de-Marsan)

GAMME DE PRIX :
• 1 € pour un Tshirt
• de 3,90 € à 25 € pour un jean
• de 15 € à 25 € pour un vêtement de marque

JOURS ET HEURES D’OUVERTURE : Mardi au samedi de 9h30 à 12h et de 14h30 à 18h30

MEILLEURES PERIODES : toute l’année à l’exception des fêtes de fin d’année

 

 

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