| |
|
REGION
S'installer à Troyes ou Reims
Champagne-Ardenne
Revue PIC-INTER - n°303 - MARS - AVRIL 2007
L’une est la préfecture de l’Aube, l’autre, une simple ville de la Marne Chacune à sa manière, les deux villes satellites de Paris font bonne figure dans une région qui souffre de son manque d’attractivité.

Ce n’est pas parce que la route du champagne mène à coup sûr le visiteur dans l’enivrante patrie du pétillant breuvage que tous les chemins mènent en Champagne-Ardenne. Faiblement peuplée compte tenu de son étendue géographique (52 habitants au kilomètre carré), confrontée à une baisse de la natalité depuis les années 1970 et victime de pertes consécutives aux migrations, la 4e région de France pour le PIB par habitant est aussi la seule de France à connaître un déclin démographique, avec une population en baisse de 0,4% entre 1990 et 1999, pendant la même période, la France métropolitaine gagnait 3,4% d’habitants. Du coup, ses départements de l’Aube et de la Marne font figure d’exception avec leur démographie relativement dynamique. Et ce grâce à l’attractivité de Troyes et de Reims. Malgré leur différence de statut (Troyes est une préfecture, Reims n’est rien, mais fait trois fois la taille de sa voisine auboise), elles partagent plusieurs traits de caractère qui en font des rivales malgré elles. Ainsi, elles entretiennent, chacune, une identité forte forgée autour d’une spécialité : le textile pour Troyes, le champagne pour Reims. Leur économie, inscrite dans une tendance très champardennaise, se caractérise par la coexistence d’un secteur agro-alimentaire performant et d’une industrie traditionnelle qui perd de sa vitalité, faute d’un positionnement dans des secteurs porteurs. Du coup, face à une désindustrialisation presque chronique (alors même que 22% des emplois de la région sont industriels, contre seulement 18% en France), les deux villes boostent leurs activités tertiaires, créent des pôles de services. Surtout, elles comptent sur l’effet TGV pour séduire les investisseurs, en particulier dans le tertiaire. Avec deux cibles principales : les entreprises parisiennes, appâtées par des loyers attractifs à proximité de la capitale, et les grandes entreprises implantées en province. A priori, le train bleu donnera l’avantage à Reims, en la mettant à 45 minutes de Paris, contre près d’1h30 pour Troyes. Mais il risque aussi d’en faire une cité-dortoir. Reims, réduite à la banlieue chic de Paris ? Troyes, banlieue popu, pour faire des bonnes affaires ? Satellisées par la capitale, ces deux rivales aspirent aussi à être des villes à part entière.
TROYES VIILLE SHOPPIING
DÉMOGRAPHIE
Avec 61 000 habitants, Troyes est trois fois plus petite que Reims. Mais son agglomération (130 000 habitants) regroupe près de la moitié de la population du département (294 000 âmes). L’Aube est d’ailleurs le seul du grand bassin parisien à avoir inversé une tendance démographique en baisse avec, au cours de la décennie 1990, une population en augmentation de 1%. Cette croissance est montée à 2,9% pour la seule ville de Troyes. De nouveau attrayante, l’Aube s’avère également vieillissante : un aubois sur 2 a plus de 40 ans et la part des plus de 60 ans est supérieure à la moyenne nationale (22,3% contre 18,6%). Car les jeunes partent, ce qui explique un solde migratoire légèrement négatif.
CADRE DE VIE
Entre les étendues crayeuses propices aux cultures céréalières, les collines du pays d’Othe, les massifs forestiers de Clairvaux et le parc naturel régional de la Forêt d’Orient, le département reste fondamentalement rural. Les promenades et les buts de visites ne manquent pas, que ce soit autour des grands lacs ou même à Nigloland, troisième parc d’attraction national. Riche d’un patrimoine médiéval inestimable, truffée d’églises et de façades à pans de bois, Troyes constitue, quand à elle, un espace plus urbain mais pour le moins agréable à vivre, où le dynamisme de la vie culturelle, éclectique et populaire, joue son rôle. Mieux, l’ancienne capitale des comtes de Champagne, après les rénovations et les importants travaux de fouilles archéologiques, fait peau neuve. Ainsi, ses quartiers périphériques sont en train d’être réhabilités. Et son coeur névralgique, niché au milieu de la cathédrale, du canal, de la basilique Urbain IV et de l’artère commerçante Emile Zola, va s’ouvrir à l’extérieur grâce à un nouveau point d’entrée et de sortie : un parking de 450 places sur la place de la Cathédrale, qui sera livré fin 2007. Au-dessus, un site paysager de 2 200 mètres carrés, avec une ligne d’eau, un jardin médiéval et une promenade d’arbres verra le jour en 2008.
TRANSPORTS
Si elle ne sera pas touchée par l’effet TGV autant que Reims, directement reliée au réseau, Troyes en profitera aussi, comme toutes les villes de la région. Elle dispose, par ailleurs, de l’aéroport de tourisme et d’affaires de Troyes-Barberey et reste bien connectée par les autoroutes Paris/Troyes/Dijon et Calais/Reims/Troyes.
ECONOMIE
Troyes, ses entreprises de bonneteries et ses magasins d’usine… Longtemps, la préfecture de l’Aube a cru son avenir assuré par l’industrie textile. Las ! victime des délocalisations, cette dernière a vu disparaître les trois quarts de ses emplois. Aujourd’hui, la production de sousvêtements et de layette, avec de gros employeurs tels que Devanlay (1 142 salariés) et Petit Bateau (1 120 salariés) représente la moitié de la production nationale. Mais il a tout de même fallu innover pour sortir de la crise. Au début des années 1990, une diversification de l’économie, jusque là portée par des secteurs traditionnels forts (textile, habillement, mécanique, métallurgie, bois, BTP), a ainsi été amorcée. Elle s’appuie sur le développement de la formation supérieure (7 000 étudiants, soit trois fois plus qu’il y a quinze ans), de la recherche, des nouvelles technologies et du tertiaire en général.Aujourd’hui, ce dernier secteur reste sous-représenté (60,3% de la population active) comparé à la moyenne nationale (71%), mais des activités comme la logistique (3 000 emplois) et les centres d’appel sont en pleine croissance. D’autres activités d’industrie et de services ont également apparu ces dernières années : emballage-conditionnement, textile technique, agro-industrie, parapharmaceutique et papeterie. La métallurgie et ses activités connexes (construction automobile, équipements industriels, mécanique) représentent désormais le premier secteur industriel du département (avec 250 entreprises, soit 10 000 emplois). Ainsi, Troyes (12 360 établissements) a retrouvé son dynamisme d’antan. Son taux de chômage (9,7% au second trimestre 2006) est identique à celui de la région. Et le nord-ouest de l’Aube bénéficie désormais d’une demande extérieure en logement et d’opportunités plus nombreuses d’implantations économiques.
COMMERCE
La forte tradition commerciale auboise remonte au Moyen-Age, quand les foires de Champagne attiraient les marchands de toute l’Europe. Confrontée à son ancrage industriel, elle s’est matérialisée par la présence de magasins d’usines et de centres de marques.Aujourd’hui, elle se retrouve face à un paradoxe : plus ses usines textiles ferment, plus les magasins d’usine (1 200 emplois en équivalent temps plein) se développent. En nombre (270 actuellement), certes, ils régressent, mais en surface de vente c’est le contraire : en dix ans, le plancher commercial a doublé pour devenir le plus important d’Europe, avec 85 000 mètres carrés au total. S’ils ne cessent de se déployer, ces magasins se concentrent de plus en plus autour de trois sites principaux :Marques Avenue,Marques City et McArthurGlen. Depuis l’implantation de ce petit dernier, en 1995, le chiffre d’affaires annuel global (251 millions d’euros) a quasiment doublé en dix ans, toutefois, la faible croissance du chiffre d’affaires au mètre carré (7,8%) révèle plus une stabilité qu’une croissance de l’activité. Qui achète ? Des Aubois, mais aussi des clients venus de l’extérieur, dont le panier moyen d’une visite s’élève à 217 euros, contre seulement 69 euros pour un Aubois.Avec 4 millions de visiteurs, les centres de marques génèrent ainsi des retombées économiques locales évaluées à 48 millions d’euros.
CRÉATION D’ENTREPRISES
L’Aube a enregistré 880 créations en 2003, 973 en 2004 et 955 (dont 671 créations pures) en 2005. 45% de ces nouvelles immatriculations ont concerné l’agglomération de Troyes. Le premier secteur représenté est le commerce (47% des créations), suivi par les services, deux secteurs en progression avec l’émergence des services à la personne.A noter la décision originale d’Aube Initiative, qui a recruté un animateur pour aller à la rencontre des scolaires et des adultes, accompagné d’un chef d’entreprise afin de présenter les aspects négatifs et positifs de la création.
IMMOBILIER
En matière d’immobilier professionnel, l’Hôtel d’Entreprise accueille une vingtaine de sociétés dans le secteur des services (loyer modéré pendant 23 mois). Le bassin troyen compte également quatre parcs d’activités, étalés sur 80 hectares au total : le Parc logistique de l’Aube (250 hectares raccordés à l’autoroute A5), le parc d’activités de Torvilliers (30 hectares), celui de Briennele- Château (60 hectares dédiés à l’aéronautique) et, surtout, la Technopole de l’Aube : soit 30 hectares dédiés à l’entreprise et à l’innovation,avec l’université de technologie, une pépinière d’entreprises, un hôtel d’entreprises, un parc d’activités technologiques et scientifiques et un hôtel de bureaux.
Une créatrice à TROYES
50 ans, gérante de la Fontaine des délices
Colette Bugis |
Pourquoi les chocolats ?
«Secrétaire de direction dans une entreprise d’électricité, j’ai été licenciée après vingt ans de présence. L’idée d’avoir ma propre affaire me trottait dans la tête depuis quelque temps. Je suis allée chercher des idées au Salon de la Franchise et je suis tombée sur… le seul stand d’un non franchisé : un vendeur de chocolats belges ! Aujourd’hui, dans ma boutique, je propose des chocolats, mais aussi de l’épicerie fine : foie gras, vin, champagne, en coffret ou en ballotin».
Comment ce projet s’est-il concrétisé ?
«Mon mari, comptable, s’est associé dans l’affaire. Le plus difficile a été de trouver un local. A Troyes, les opportunités sont rares. Au bout de six mois, j’ai repris celui d’une bijouterie qui était en redressement judiciaire : 640 euros pour 55 mètres carrés, situés sur la place Jean Jaurès, ce n’est pas cher vu l’emplacement. J’ai ensuite fait appel à des amis entrepreneurs (grâce à mon ancien boulot, j’ai beaucoup de relations dans l’électricité !) pour rénover et décorer dans un style moderne. Depuis, je n’ai que des félicitations sur mes vitrines !».
Un premier bilan ?
«Ayant ouvert en avril 2006, au moment de Pâques, l’activité a très bien démarré… avant de retomber en été. A la place, j’ai vendu des boissons et des glaces. J’ai également diversifié mon activité en me lançant dans l’événementiel, pour les mariages et les baptêmes notamment, avec des compositions thématiques à base de dragées. J’ai déjà réalisé un gâteau en plumes et dragées, un autre aux couleurs de l’Italie, un autre sur le thème des papillons… Je ne me plains pas, même s’il faut encore que je me fasse connaître». |
| |
REIMS VILLE CHAMPAGNE
DÉMOGRAPHIE
Ramassée sur 47 kilomètres carrés, Reims et ses 180 000 habitants (215 000 dans l’agglomération) offrent la plus forte densité démographique de France. Un signe, aussi, de son attractivité.Avec 564 772 habitants, soit 42,2% de la population régionale, la Marne est d’ailleurs le seul département de la région à avoir enregistré une hausse de population continue depuis 1980 (+1,3% pendant la décennie 1990). Enfin, contrairement à sa voisine auboise, Reims est une ville plutôt jeune, dont le dernier recensement révèle une proportion de 20-39 ans largement supérieure à la moyenne nationale, soit 37% contre 27.
CADRE DE VIE
Le pays qui a donné le jour au champagne et le sourire à l’Ange de la Cathédrale de Reims, la Marne ne peut pas être mauvaise. De fait, la route du Champagne entraine le visiteur dans une multitude de petits villages bucoliques à flanc de colline, essaimés dans une nature particulièrement préservée : 142 000 hectares de bois et forêts (notamment dans le parc naturel régional de la Montagne de Reims et le massif de l’Argonne), 2 000 kilomètres de sentiers balisés et le Der, plus grand lac artificiel d’Europe avec 4 800 hectares de surface et 77 kilomètres de rives. Comme la campagne qui l’environne, la cité des sacres ne manque pas d’atouts : son patrimoine historique classé, de la cathédrale Notre-Dame au palais du Tau, son urbanisation intelligente, sa vie culturelle intense (les Flâneries musicales…) et ses espaces de loisirs et de détente, dont une coulée verte d’environ 650 hectares au coeur de la cité. La ville se prépare, en outre, pour l’arrivée du TGV. Ainsi, tout le quartier de la gare va se métamorphoser, avec le lifting de l’ancienne gare,la construction d’un nouveau bâtiment et, surtout, la création d’un quartier d’affaires (36 000 mètres carrés aujourd’hui, 80 000 à terme) ainsi que d’une zone d’activité. Un parking de 800 places est également au programme. Enfin, une vaste zone d’aménagement concerté de 172 hectares est prévue autour de la nouvelle gare de Bezannes, Elle comprendra un parc d’entreprises, une zone consacrée au logement et un secteur loisirs (hippodrome, golf…).
TRANSPORTS
Le TGV Est entrera en gare de Reims le 10 juin prochain. Mettant le centre ville de la cité des sacres à 45 minutes de la capitale (8 allersretours par jour). En revanche, c’est la nouvelle gare d’interconnexion, Champagne-Ardenne TGV, située à Bezannes, à 6 kilomètres de Reims (et à 40 minutes de Paris), qui sera reliée à l’ensemble du réseau à grande vitesse, avec des liaisons directes vers Lille (1h25), Rennes, Nantes (3h15), Bordeaux (4h25), Strasbourg (1h55), Marne la vallée (30 minutes), Roissy ou encore Massy. La ville, qui compte aussi l’aéroport de Reims Champagne et dispose de l’un des réseaux de bus les plus performants de France, pourrait également accueillir, à l’horizon 2010, une ligne de tramway, longue de 10 kilomètres et riche de 20 stations, reliant Orgeval à Croix-Rouge par le coeur de ville, avec possibilité de prolongement vers la future gare TGV de Bezannes.
ECONOMIE
La cathédrale et le champagne sont à Reims ce que le textile et les magasins d’usine sont à Troyes : deux symboles qui forgent son identité. Comme sa voisine auboise, celle que l’on a longtemps appelée «la belle endormie» s’est un peu trop reposée sur ses pétillants lauriers de temple du champagne (15 000 exploitants, 300 millions de bouteilles vendues par an, 8,2% de l’emploi agricole). Certes, la cité marnaise est plus puissante que Troyes : elle compte trois fois plus d’habitants, deux fois plus d’entreprises (23 000 établissements), quatre fois plus d’étudiants (27 000) et affiche un taux de chômage (8,9%) moindre qu’en France (9,7% en France). Mais cela ne suffit pas pour une région dont la démographie est en berne et l’industrie, atone, malgré une production de vins de champagne qui représente plus du quart de ses emplois si l’on inclut les activités connexes (notamment l’emballage conditionnement). Du coup, le département a fait de l’agroalimentaire un enjeu majeur en mettant en place des centres dynamiques et innovants : l’Europol’agro pour la recherche d’applications industrielles de la production agricole, l’Esiec pour l’emballage-conditionnement. Reims a d’ailleurs obtenu la reconnaissance d’un pôle de compétitivité à vocation mondiale appelé Industries et agro-ressources. La ville s’appuie également sur d’autres secteurs forts : l’automobile, avec de nombreux sous-traitants (Valéo Thermique Moteur, 1 100 salariés), le back-office, avec la présence accrue de call centers et la santé/beauté (Boehringer, 1068 salariés, mais aussi Boiron, Henkel…). Toutefois, malgré un nombre significatif de gros employeurs, le bassin de Reims ne compte de 68 entreprises de plus de 100 salariés. La ville, qui pâtit manifestement du centralisme parisien, compte sur le TGV pour rayonner davantage en Europe, et notamment l’Europe du nord, soit un marché de 140 millions de consommateurs potentiels…
COMMERCE
Si la Marne n’a pas de magasins d’usine pour attirer le chaland extérieur, elle reste très bien pourvue.Ainsi, 40% des commerces de détail et 50% des commerces de gros de Champagne-Ardenne sont installés dans le département, ce qui représente 30 000 emplois salariés et non salariés, la modernisation du centre commercial Leclerc Champfleury créera une centaine d’emplois supplémentaires.
CRÉATION D’ENTREPRISES
La Marne a enregistré 1 912 créations, dont 1 330 créations pures, en 2005. Rapporté au nombre d’entreprises, le taux de création est de 10,8%, et monte à 11,6% pour la seule ville de Reims. Les secteurs les plus dynamiques sont les services (plus de 50%), puis le commerce (environ 30%). Suivent la construction avec plus de 10% et l’industrie avec plus de 5%. A noter que les nouveaux arrivants bénéficient des services de Reims Champagne Développement (RCD). Cette agence est l’interlocutrice unique des entreprises, qu’elle est chargée d’aider dans toutes leurs démarches, qu’il s’agisse de problèmes immobiliers, fonciers, humains, financiers ou fiscaux. Le tout gracieusement et sous 48 heures. Elle garantit même un emploi pour le conjoint d’un salarié transféré.
IMMOBILIER
En terme d’immobilier privé, il est possible que l’arrivée du TGV booste les prix de la région rémoise. Pour autant, être à 45 minutes de Paris au lieu de 1h30 ne bouleversera pas forcément la donne. Du coup, Reims n’est pas encore une cité dortoir. En outre, elle souffre depuis longtemps d’un manque de foncier. Par conséquent, la demande excède largement l’offre. Confrontés à un urbanisme particulièrement dense, les logements du centre se négocient à prix d’or. De l’ordre de 4 000 euros le mètre carré.
Une créatrice à Reims 34 ans, gérant du Pas Sage
Jérôme Deuxdeniers |
Pourquoi les tartes ?
«L’idée germait depuis que j’étais gamin : je suis né dans un restau, celui de mes parents ! Ma mère avait repris la première crêperie des Sables d’Olonnes, puis ouvert, avec son deuxième mari, la première pizzeria de Reims, en 1969. J’ai voulu, moi aussi, proposer un nouveau concept et me suis spécialisé dans les tartes, à consommer sur place. Ainsi, Le Pas Sage en met quatre à la carte chaque jour, salées et sucrées. Les garnitures sont maison, de l’émincé de poulet à l’estragon aux pommes et caramel au rhum et à la cannelle. Et je n’utilise ni micro-ondes, ni surgelés, ni conserves».
Comment avez-vous réalisé ce projet ?
«Sans aucun apport personnel, j’ai démarché ma banque, qui m’a suivi. Au total, j’ai investi environ 50 000 euros, dont 35 000 euros de travaux et d’achat de matériel pour meubler mon restaurant. Le lieu ? Un bar avec une cour intérieure et un petit olivier au milieu, lui donnant des airs d’atrium romain… J’en suis tombé amoureux et, par un concours de circonstance, j’ai pu en acquérir le bail commercial (4 700 euros pour le recréer) lors d’une liquidation judiciaire en 2005. Je le loue 1 300 euros par mois. J’ai fait de ce local de 80 mètres carrés un endroit convivial, avec des couleurs chaudes, du vieux mobilier en bois, des chaises dépareillées, des plantes... tout est fait pour le client se sente chez lui. »
Comment se sont passés les débuts ?
«L’activité a démarré très fort à l’ouverture en juillet 2005. J’ai atteint la rentabilité dès le début. Le commerce est plutôt bien développé à Reims. Situé dans le centre-ville, je profite de la présence des bureaux, de magasins et de banques. Ce sont surtout les femmes qui viennent manger chez moi. Elles constituent même 95% de ma clientèle ! Je ne dégage pas beaucoup de bénéfices mais j’aime les relations humaines qu’on entretient dans ce métier». |
| |
Sommaire numéro n°303
Sommaire
Dossier FRANCHISES
|
|
|