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Revue PIC-INTER - n°313
- Novembre - Décembre 2008
EDITO >>22 milliards, pour qui ?
«Si vous devez 100 000 euros à votre banquier, vous avez un problème. Mais si vous lui devez un million
d’euros, c’est lui qui a un problème». Jamais ce vieil adage n’a été aussi vrai ! Connaissez-vous la différence
entre un banquier et un commerçant ? Si un commerçant commet l’erreur d’acheter un stock de produits
avariés, de vêtements démodés ou d’ordinateurs obsolètes, ces marchandises invendables vont lui rester
sur les bras. En revanche, un banquier qui a accepté des «junks bonds», ces fameux titres pourris contaminés
par les subprimes, a de bonnes de chance aujourd’hui de les vendre à l’Etat, aux frais du contribuable.
Le problème, bien évidemment, c’est qu’on sait depuis fort longtemps que la morale et l’économie ne
font pas bon ménage. Notre système économique ayant besoin des banques pour faire circuler l’argent,
et en particulier en prêter aux entrepreneurs, ce sont les banques qu’on renfloue et non les commerçants
imprévoyants ou victimes de la conjoncture.
Toutefois, une petite fraction de la masse monétaire – plus ou moins virtuelle – qui déferle en ce
moment dans les caisses des banques devrait en principe être attribuée aux PME-TPE dont font partie
les commerçants. Ces 22 milliards d’euros ne constituent pas une subvention mais une «ligne de crédit»
destinée à «anticiper un assèchement probable du crédit aux entreprises». Mais ces crédits seront
néanmoins distribués… par les banques. D’ailleurs, c’est aux côtés de représentants de l’établissement
européen désormais le plus important, la BNP Paribas, que, le 8 octobre dernier, la Ministre de
l’économie Christine Lagarde, a remis le premier chèque à une PME qui, selon son patron se porte
à merveille et ne s’est jamais vu refusé de crédit. Ceux qui se portent un peu moins bien, ou qui n’ont
pas encore fait leurs preuves mais veulent reprendre ou lancer une affaire, et espèrent bénéficier de
cette disposition, devront bien évidemment soumettre un dossier à leur banquier et
on ignore si celui-ci l’examinera avec davantage de bienveillance. C’est pourquoi,
plusieurs syndicats professionnels, dont la CGPME, se sont félicité de cette décision,
tout en exprimant la crainte que ces 22 milliards pour les PME ne deviennent 22
milliards de plus pour les banques.Au point où nous en sommes, on peut se demander
en effet s’il n’aurait pas été plus simple que les pouvoirs publics, bien que ce ne soit
pas leur vocation, répartissent eux-mêmes cette manne en fonction des besoins
réels des entreprises. A situation exceptionnelle, solution exceptionnelle.
par Marcel Neyraud >> Fondateur
SECTEUR - IMAGE ET SON EN DANGER
Les signes de ralentissement de la consommation des ménages observés un peu partout pèsent sur les biens de consommation courante.Le secteur de l’électronique
grand public n’échappe pas à ce mouvement. Un constat en demi teinte. Depuis le début des années 2000, nos concitoyens sont atteints de fièvre acheteuse. Les cartes de crédit marchent à fond pour les produits audiovisuels. Malgré cela, le secteur de l’électronique grand public cède du terrain depuis quelques mois.
Vente de commerce audiovisuel
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CONCEPT - ERIC BILON
DU PANIER
À LA CHEMISE
EN UN DUNK
Eric Bilon est un businessman-basketteur. Les
challenges imprévisibles, il connaît. Il en a
même fait un principe. Rencontre avec une
star du dribble, reconverti dans la chemise
XXL. Eric Bilon est l’une des stars du dribble, de la passe et du dunk… Après une décennie de sauts vertigineux, il prend sa retraite à 36 ans. Ce géant de 2 m 06, qui a joué en professionnel dans de nombreux clubs tels que Poissy, Cholet, Montpellier, Rueil-Malmaison, se distinguant
en Euroligue, quitte les parquets pour se recycler.
Vente de commerce de textile
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CONSEIL - PATRIMOINE PRIVÉ
COMMENT LE PROTÉGER ?
Si l'activité d’un commerce génère des pertes et que les
actifs ne suffisent pas à rembourser les créanciers, les
biens personnels du commerçant peuvent être saisis.
Depuis le 6 août 2008, le législateur a institué le principe
de l’insaisissabilité de tous les biens fonciers bâtis ou non
bâtis du commerçant. Explications. Quand un commerçant achète son fonds de commerce, choisir la structure juridique de l'entreprise qu’il exploitera fait partie des étapes importantes.
Vente de commerce de services
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SAGA - LE FIL DE L’HISTOIRE
D’UNE BERGÈRE DE FRANCE
Bergère de France née en 1946 à Bar-le-duc, est l'interprète de l' "inventive attitude". Dans ses 12 magasins on prône l'art du tricot. En 2007, la société a produit 50% du fil à tricoter français. Gros plan sur une belle résussite. Il aura fallu trois générations pour que les jeux de maille passent de kitsch à tendance et que tricoter la laine devienne rentable. Les troupes tricoteuses ont donc fait la notoriété de Bergère de France née à la fin de la dernière guerre mondiale.
Vente de commerce de textile
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MARCHE - LA RESTAURATON A LA FRANCAISE INSPIRE LES FRANCHISEURS
Si la restauration exotique connaît un certain succès, parfois
éphémère, la gastronomie française, régionale ou généraliste,
reste incontournable. De nombreux franchiseurs, parfois eux mêmes
restaurateurs voire cuisiniers professionnels, proposent
des concepts reposant sur des saveurs «bien de chez nous».j'usqu’à l’été 2008, qui a vu un tassement de son activité due à l’inquiétude liée aux menaces de récession, la restauration affichait une santé éclatante avecune progression de 5% de son chiffre d’affaires en 2007
Vente de restaurants
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