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ENTRETIEN
CHANTAL ZIMMER : «LA FRANCHISE,
UN BON MOYEN POUR
NE PAS RESTER AU CHÔMAGE !»
Revue PIC-INTER - n°315 - Mars - Avril 2009
Quelques mois après les débuts d’une crise financière mondiale
qui a vu chavirer les plus grandes institutions financières et
vaciller les économies mondiales, quelle attitude adopter
dans un contexte aussi incertain ? Rester salarié au risque
de voir son parcours professionnel stoppé ou anticiper sur
la sortie de crise et se lancer dans la création d’entreprise ?
Chantal Zimmer, Déléguée générale de la Fédération
Française de la Franchise (FFF), répond à nos questions.
PIC : Comment se porte la franchise
au début de cette année
2009 qui s’annonce difficile ?
Chantal Zimmer :
Pas si mal qu’on pourrait le croire. Le
bilan 2008, alors que la crise était
déjà là, est relativement bon avec un
chiffre d’affaires de 120 Mds € dont
47 Mds € pour les réseaux franchisés
et le reste pour les succursales. Un
chiffre d’affaires qui représente 6%
du PIB. Avec 1 234 réseaux, 49 094
franchisés et 660 000 salariés dans
les réseaux pour 2008, nous enregistrons
une croissance de 7% pour les
franchisés et de 8% pour les franchiseurs.
On peut donc dire que nous allons vivre au coeur de la crise avec un
système qui marche.
“LA FRANCHISE
EST UN LEVIER”
PIC : La préparation du Salon de la
franchise 2009 a-t-il été plus difficile
?
Il est évident que pour faire venir les
exposants cela a été un peu plus difficile
mais pas autant qu’on aurait pu l’imaginer
puisque nous attendons 400
exposants qui vont attirer 30 000 visiteurs.
Nous pensons qu’au niveau du
candidat à la franchise ce Salon sera un
bon cru. Déjà en 1992-93, pendant la
crise, la franchise a été un bon levier
pour des personnes en reconversion.
Nous disions à l’époque, et c’est
encore d’actualité aujourd’hui, utilisez
la crise, rebondissez, ne baissez pas la
tête, créez votre entreprise car c’est
un bon moyen pour ne pas rester au
chômage et la franchise est réellement
un levier.
Vos pronostics s’appuient sur des
constats, lesquels ?
Nous avons souhaité savoir comment
les Français appréhendaient la
situation de ce début d’année 2009
et comment ils envisageaient leur avenir. Un sondage CSA-Franchise
Expo exclusif a été réalisé par téléphone
les 7 et 14 janvier 2009 au
domicile des personnes interrogées
sur un échantillon national représentatif
de 1 505 personnes âgées de 20
ans à 65 ans. Les résultats sont très
intéressants. Dans un contexte économique
qu’ils jugent peu favorable
à l’emploi à 73%, un tiers des
sondés déclarent pourtant qu’ils
auraient envie de se mettre à
leur compte et de devenir leur
propre patron. Pour 17%, c’est une
intention forte. De surcroît, 19% des
personnes interrogées envisagent en
particulier de franchir le pas dans
les prochaines années. Quant aux
travailleurs non salariés, ils sont également
prêts à créer une nouvelle
structure dans 40% des cas et plutôt
à court terme : pour 52% d’entre
eux, ils le feraient dans l’année ou les
deux ans à venir.
Mais toutes les personnes interrogées
sont-elles prêtes à créer leur
entreprise ?
Non bien évidemment.
Ceux qui ne veulent
pas se lancer dans la
création évoquent
essentiellement des
raisons liées à la
crise économique
(59%) et ses corollaires
à savoir la
difficulté à trouver
des financements
et l’incertitude
sur l’avenir (66%)
et enfin la peur
de prendre des
risques financiers
(55%). Des raisons
qui constituent
également les
principaux freins
chez ceux qui souhaiteraient malgré tout créer
leur entreprise. Parmi ceux qui
envisagent une création dans les
prochaines années, 25% le feront
s’ils sont accompagnés dans leur
création par une enseigne, ce qui
est le cas de la franchise.D’ailleurs
les principaux facteurs incitant les
franchisés à créer leur entreprise
au sein d’une franchise sont la
sécurité et le bénéfice d’image
auprès du consommateur.
A votre avis les banques vontelles
continuer à soutenir la
création d’entreprise ? Nous avons réuni dans les locaux
de la FFF les principales banques
françaises au mois de novembre
2008. A l’unanimité les six plus
grosses banques ont soutenu
qu’elles faciliteraient la création en
franchise car elles estiment qu’il
y a moins de risque. Certains
banquiers ont même révélé qu’ils
rencontraient moins d’incidents
avec les commerçants franchisés
qu’avec les commerçants indépendants.
A la FFF, nous pensons que
la crise peut être une opportunité
pour des créateurs. En 2009 il est
évident que le poids du commerce
va devenir plus important mais avec un
fort développement de la relation du
commerçant avec son client.
Sommaire numéro n°315
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Vente de commerce de services
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