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SELECTION
CHOISIR
UNE FRANCHISE
EN FONCTION DE SES MOYENS
Revue PIC-INTER - n°315 - Mars - Avril 2009
L’argent reste le nerf de la guerre et le choix d’un commerce dépend pour
beaucoup des capitaux dont dispose le candidat à la franchise, surtout dans
une période où les banquiers prêtent plus difficilement. Ces différentes
tranches tiennent compte de l’investissement nécessaire pour l’emplacement.
Mais, comme celui-ci peut varier considérablement d’une ville à l’autre, notre
découpage est parfois un peu artificiel. L’apport personnel demandé au franchisé
avant emprunts s’établit au minimum à un tiers de l’investissement total.
Certains franchiseurs préfèrent même que leurs partenaires apportent
un peu plus, pour être certains de leur solidité financière. Seuls les
commerçants déjà installés, qui ont fait leurs preuves à la tête d’une affaire
rentable, peuvent espérer emprunter un pourcentage plus élevé
de l’investissement total.
La sélection que nous vous présentons est bien évidemment arbitraire. Plus de
1 000 enseignes sont aujourd’hui présentes sur le marché et beaucoup de
celles qui ne sont pas présentes ici peuvent aussi offrir des opportunités
intéressantes. Nous avons fait l’impasse sur de nombreuses activités, en
privilégiant par exemple des commerces qui résistent bien à la récession
comme, par exemple, la petite restauration rapide à formule, les services
automobiles ou les vêtements pour enfants à prix très compétitifs.
MOINS DE 100 000 €
DANS CETTE CATÉGORIE, ON TROUVE À LA FOIS DES FRANCHISES DE SERVICES, CELLES
QUI DEMANDENT L’INVESTISSEMENT LE PLUS FAIBLE DANS LA MESURE OÙ ELLES
N’EXIGENT PAS D’ACQUÉRIR UN EMPLACEMENT COÛTEUX, ET DES COMMERCES QUI SE
CONTENTENT, SOIT D’UN EMPLACEMENT DANS UNE ARTÈRE N°2, SOIT D’UN MAGASIN
DANS UNE PETITE VILLE DE PROVINCE.
LES FRANCHISES DE SERVICES
-Le dépannage informatique
L’activité principale et souvent unique est
l’intervention réparation/dépannage à domicile,
à laquelle s’ajoute parfois la vente de matériel.
Un petit local pour entreposer le matériel et un
véhicule pour visiter les clients suffisent donc.
Ce métier ne demande pas d’être soi-même
informaticien, mais il est indispensable de
s’associer à un technicien compétent ou d’en
engager un. Le franchiseur assure la formation
et aide ses partenaires à régler les cas délicats
grâce à un service en ligne.On peut embaucher
au fur et à mesure du développement.
A noter :
L’activité est récente et son turn-over assez élevé. La
principale difficulté consiste à planifier son travail
pour respecter les engagements de service rapide.
-Le recyclage de l’encre
A noter :
La rentabilité de ce créneau encore neuf est bonne et ses perspectives de développement importantes, si
on compare la situation du marché français à celle du marché anglo-saxon. Le risque est, à moyen terme,
une évolution technologique qui rendrait le recyclage difficile.
-L’aide à domicile
Le nombre de réseaux s’est multiplié au cours des deux dernières années. Cette activité à été
boostée par les «chèques Borloo». Elle n’exige pas non plus de disposer d’un magasin sur une rue
passante : un bureau et un petit local suffisent. Le service consiste à aider des personnes seules et
parfois dépendantes à effectuer leurs tâches quotidiennes. Il se distingue de l’aide médicalisée qui
demande davantage de compétences et impose un investissement plus élevé. Il est possible de
démarrer avec peu de moyens et d’embaucher petit à petit.
A noter :
Un turn-over très élevé d’enseignes et d’agences. Les professionnels prévoient d’ailleurs une véritable
restructuration de ce secteur où se sont précipités des franchiseurs parfois peu expérimentés. La principale
difficulté consiste à planifier les interventions d’un personnel souvent instable et peu motivé. Certaines
enseignes préfèrent embaucher un personnel plus compétent à temps complet, mais la formule demande
un investissement et des fonds de roulement plus importants au départ.
-Petite restauration
On peut lancer une sandwicherie, une boutique de livraison de pizzas à domicile voire même un
très petit restaurant pratiquant la vente à emporter, avec éventuellement quelques tables, avec un
investissement relativement modeste.Certains kiosques bien placés peuvent s’avérer très rentable.
L’investissement principal, ce sera : le temps et les bras des patrons.Tous ces métiers exigent en
effet une dépense d’énergie considérable et une longue présence sur place.
Ils ne peuvent être recommandés qu’à des couples de moins de quarante ans.
A noter :
L’emplacement joue vraiment un rôle clé, du moins pour la consommation sur place.
L’idéal est un quartier de bureaux. Il faut aussi essayer de parier sur des créneaux nouveaux ou relativement
nouveaux, comme par exemple les plats à base de pâtes, qui dégagent une bonne marge. La clientèle
apprécie en effet le renouvellement.
Sommaire numéro n°315
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