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DOM TOM
LES ÎLES DU COMMERCE
Revue PIC-INTER - n°316 - Mai - Juin 2009
Même si les évènements récents ont secoué certaines îles, les
Dom Tom font toujours rêver. Leur appellation officielle a également
changé, mais leur pouvoir d’attraction est toujours aussi fort.
Derrière les plages de sable blanc et les vacances exotiques, ces
territoires connaissent un développement économique croissant
où il est encore bon faire des affaires…bénéficiant souvent
d’allègement fiscaux !
LES TERRITOIRES
CONCERNÉS
Les territoires concernés par les
allègements fiscaux sont : Saint-
Pierre-et-Miquelon, La Guadeloupe, La
Martinique, La Guyane, La Polynésie
Française, Mayotte, La Réunion,
Kerguelen, Wallis et Futuna, La
Nouvelle Calédonie.
Depuis la réforme constitutionnelle de
2003, le statut des Dom Tom a été
modifié. Les Dom sont devenus des
Drom (Département et Région
d’Outre Mer) et les Tom sont devenus
des Com (Collectivités d’Outre-Mer).
Il y a aussi des Pom (Pays d’Outre-
Mer) représentés par La Polynésie
Française et La Nouvelle Calédonie.
LE MARCHÉ
Du fait d’une population restreinte, le
marché des Dom Tom est relativement
réduit en terme de business pur. Les
marchés les plus importants sont la
Guadeloupe, la Martinique et La
Réunion qui regroupent 1,5 millions
d’habitants.
L’économie des Dom Tom est principalement
axée sur l’agriculture, la pêche
et les activités touristiques. La banane
et la canne à sucre, par exemple, sont
des piliers de l’activité économique
traditionnelle.
Le secteur le plus tentant pour les
nombreux candidats à l’aventure reste
le tourisme. L’hôtellerie restauration
est aux mains de grandes chaînes, mais
il reste des possibilités pour des indé-pendants disposant d’un concept original
ou même de moyens plus modestes
pour créer des maisons d’hôte ou des
gîtes, par exemple. Viennent ensuite
d’autres activités liées au tourisme tels
que la plongée, la voile,des installations
de plages privées, les circuits randonnées
ou autres mini-croisières.
LES ÉCHANGES
Quant aux activités commerciales
nécessitant des échanges (import-export),
elles demandent une étude précise des
accords existants en terme de douane.
Il existe des sociétés indépendantes
locales, mais la présence des grandes
enseignes est prédominante.
Il faut se renseigner auprès du réseau des
missions économiques de l’Ambassade
de France. Il est également possible de
consulter la Direction Régionale du
Commerce Extérieur établie en
Martinique, qui dispose aussi d’une
antenne en Guadeloupe.Des études sur
l’énergie, l’environnement, les transports
et le tourisme peuvent y être consultées.
Pour La Réunion, l’Agence de Développement
a pour mission de faciliter la
venue de nouvelles activités à valeur
ajoutée sur l’île et constitue une aide
précieuse pour les projets d’entreprise.
CRÉATION
D’ENTREPRISES,
ZONES
FRANCHES… ET
EXONÉRATIONS
La croissance économique était d’un
rythme soutenu jusqu’à l’an dernier
(+3,5%) et la création d’entreprises est
plus dynamique dans les Dom Tom
qu’en Métropole. C’est toujours vrai
en cette période de crise malgré les
émeutes de janvier dernier. Le point
négatif majeur étant représenté par le
taux de chômage deux à trois fois plus
élevé que dans les autres régions
françaises. De même le niveau de vie
global est relativement faible avec 80%
de la population éligible aux logements
sociaux.
La nouvelle loi pour l’outre-mer prévoit
de renforcer les structures existantes,
mais aussi de créer des zones franches
globales d’activité. Elles pourront
accueillir 23 000 entreprises qui devront
s’engager à dépenser au minimum 15%
des bénéfices exonérés en formation
professionnelle.
Les entreprises sont bien entendu
avantagées avec un taux d’exonération
très attractif (de l’ordre de 80%) qui
porte, entre autres sur l’impôt société
et la taxe foncière.
Les secteurs prioritaires concernés sont
le tourisme et les énergies renouvelables.
Il s’agit aussi d’aider à la création d’entreprises
à plus forte valeur ajoutée
que la moyenne et aider au développement
des TPE et PME, car elles ont une taille
inférieure à celles de la Métropole.
Autres activités privilégiées : les entreprises
travaillant à la transformation
sous douane, sans oublier les aides
pour financer le coût du fret.
L’hôtellerie va également bénéficier
d’une aide afin d’inciter à la rénovation
et pouvoir défiscaliser dans le même
temps.
Enfin, la loi Girardin a largement
contribué à maintenir un niveau convenable
d’investissement sur place via
l’immobilier.
Mieux vaut connaître le lieu où l’on va
s’installer sans rêver que tout se passera
forcément mieux au soleil. La
création d’entreprise est un challenge,
que l’on soit au bout du monde ou pas.
Mais, toujours en France !
Sommaire numéro n°316
Vente de commerce dans les DOM TOM
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